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Georg Simmel

Georg Simmel 

Simmel (1858-1918), philosophe et sociologue allemand, dont la « philosophie de la vie » se caractérise par des tendances mystiques. Né à Berlin dans une famille juive, Simmel occupa dans sa ville natale un poste d'assistant non salarié durant presque toute sa carrière, avant de devenir professeur à l'université de Strasbourg en 1914.
L'œuvre de Simmel est d'une ampleur considérable, couvrant la philosophie de l'histoire, la sociologie, l'éthique, l'art et la métaphysique. Appartenant au courant de pensée connu sous le nom de « philosophie critique de l'histoire », Simmel insistait sur la nécessité pour l'historien de saisir la dimension psychologique des époques étudiées et de révéler la multiplicité des mondes (ceux de la religion, de la philosophie, de l'art et de la science). La sociologie à son tour doit étudier les actions réciproques (en allemand Wechselwirkung) entre les hommes : « supériorité et subordination, concurrence, division du travail, formation des partis, représentation, solidarité interne doublée d'ostracisme envers l'extérieur » font partie des éléments invariants qui permettent une approche formelle de toute société. L'influence de Simmel tient non seulement à ses réflexions systématiques mais aussi à ses essais pénétrants sur des thèmes aussi variés que l'étranger, l'aventure, le secret et les sociétés secrètes, l'importance esthétique du visage, l'individu solitaire, la dyade et la triade. Ses conceptions éthiques étaient inspirées de Goethe et de Nietzsche : pour lui, la perfection de l'individu est une valeur objective, quelle que soit son importance pour les autres ou pour le bonheur personnel de l'individu. Sa conception de la mort a influencé Martin Heidegger. Le fait que nous soyons appelés à mourir, mais à un moment qui nous demeure inconnu, marque notre vie entière. La mort est semblable au point qui donne forme à la phrase, tout en y mettant fin.
Au nombre de ses ouvrages figurent les Problèmes de la philosophie de l'histoire (1892), la Philosophie de l'argent (1900), Einleitung in die Moralwissenschaft (« Introduction à la science morale », 1892-1893), Soziologie : Untersuchungen über die Formen der Vergesellschaftung (« Sociologie : Recherches sur les formes de la socialisation », 1908) et Lebensanschauung : Vier metaphysische Kapitel (« Vision de la vie : quatre chapitres métaphysiques », 1918).

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